Selon le média russe Sputnik, la Russie a envoyé une centaine de militaires et 35 tonnes de matériel au Venezuela. Une présence jugée par l’opposant Juan Guaido comme une ingérence étrangère, mercredi 27 mars.

Deux avions militaires russes, un « Antonov An-124 et un avion de passagers de type Iliouchine Il-62 »transportant « des équipes de fonctionnaires dans le cadre de la coopération technique et militaire » entre les deux pays, auraient atterri à Caracas dimanche 24 mars, d’après l’agence russe Sputnik. À leur bord, une centaine de militaires et 35 tonnes de matériel, envoyés par l’administration de Vladimir Poutine, en soutien à Nicolas Maduro.

Une arrivée confirmée par la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, qui a indiqué mercredi 27 mars, que la Russie était « en train de renforcer sa coopération avec le Venezuela en accord avec la Constitution de ce pays et dans le cadre de la loi ».

Moscou est également soupçonné d’avoir envoyé à Caracas des agents de sécurité privée pour protéger le président Nicolas Maduro .

Le débarquement des militaires russes sur le sol vénézuélien a électrisé l’opposant au président vénézuélien.

🗣« Il semble que (le gouvernement de Nicolas Maduro) n’ait pas confiance en ses propres militaires, car il les fait venir de l’étranger (…). Ils violent à nouveau la Constitution », s’est élevé Juan Guaido auteur d’une tentative de coup d’état en janvier 2019 soutenu le gouvernement de Donald Trump.

Juan Guaido est notamment reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays dont la France et les États-Unis.

Trois ans après avoir sauvé le régime de Bachar Al Assad en Syrie, Vladimir Poutine fait tout pour venir au secours de son allié Nicolas Maduro. Quitte à ouvrir un nouveau front dans son bras de fer avec les États-Unis.

L’arrivée des militaires russes a donné lieu à une passe d’armes lundi 25 mars entre Washington et Moscou. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a prévenu son homologue russe Sergueï Lavrov que les États-Unis ne resteraient pas « les bras croisés » si la Russie continuait « d’exacerber les tensions au Venezuela ».

Sergei Lavrov a rétorqué en accusant les États-Unis de tenter d’organiser un « coup d’État » pour renverser le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Le groupe de Lima, composé de 13 pays latino-américains et du Canada, a fait part de sa « préoccupation » concernant la présence de troupes russes, et « condamné toute provocation ». Le vice-président américain Mike Pence devait recevoir mercredi à 15 heures Fabiana Rosales de Guaido, l’épouse du jeune putschiste Juan Guaido, selon la délégation de celui-ci aux États-Unis.

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