Le Premier ministre australien a annoncé que le tireur de Christchurch est un « terroriste extrémiste de droite, violent », de nationalité australienne.

Deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, ont été la cible d’un attentat anti-musulmans ce vendredi, en début d’après-midi (soit vers 1 heure du matin en France). Un homme lourdement armé a ouvert le feu dans ces deux lieux de prière qui étaient remplis de fidèles.

Depuis la capitale Wellington, la Première ministre, Jacinda Arden, a annoncé un bilan de 49 morts et d’une cinquantaine de blessés. Les quatre suspects n’étaient pas sous surveillance, selon la cheffe de gouvernement néo-zélandaise.

Le commissaire Mike Bush a annoncé que quatre personnes étaient en garde à vue, trois hommes et une femme. Des policiers se seraient interposés pour les désarmer. Le responsable de la police néo-zélandaise a précisé que des artificiers de l’armée ont désamorcé des engins explosifs improvisés découverts dans les véhicules des suspects. Dans une ville quadrillée par les forces de l’ordre, plusieurs quartiers ont été bouclés.

Depuis Canberra, le Premier ministre australien Scott Morrison a révélé que le tireur est un extrémiste de droite de nationalité australienne, le qualifiant de « terroriste extrémiste de droite, violent ».

L’identité de cet homme, qui est donc connue, n’a pas été rendue publique par les autorités. Selon des médias australiens, il répondrait au nom de Brendon tarrant.

Le terroriste a filmé son attaque et l’a diffusée en direct sur Facebook. Ces longues minutes d’horreur ont été mises en ligne avant d’être retirées. Des éléments distinctifs de la mosquée ont permis d’authentifier les images.

Dans cette vidéo de 16 minutes, le tireur commence par raconter face caméra, durant son trajet en voiture, qu’il est né en Australie dans une famille aux revenus modestes et qu’il a 28 ans.

Une heure avant de commettre l’attentat, le terroriste a posté un manifeste politique sur les réseaux sociaux, avant que ses comptes ne soient fermé. Dans ce texte de plusieurs dizaines de pages, intitulé « Le grand remplacement », il expliquait ses motivations et disait avoir reçu la « bénédiction » d’Anders Breivik, le terroriste norvégien d’extrême droite qui a tué 77 personnes en juillet 2011.

Le terroriste disait aussi vouloir « venger les centaines de milliers de morts causées par les invasions étrangères en Europe tout au long de l’histoire » et les « milliers de victimes des attentats ». Le tireur australien évoquait aussi la France et son « invasion par les non-blancs », ainsi que « le pessimisme de la population française ».

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