Les troupes gouvernementales syriennes ont abattu un avion militaire israélien et quatre roquettes au sud de Damas, d’après le média Spoutnik se basant sur une source au sein des services de sécurité syriens.

Un avion militaire israélien et quatre roquettes ont été abattus au sud de Damas par les forces de défense antiaérienne syriennes, a annoncé jeudi un représentant de l’armée syrienne.

Selon lui, il s’agit d’un avion militaire israélien et de quatre roquettes qui n’ont pas atteint leurs cibles.

L’agence Sana avait précédemment indiqué que les militaires syriens avaient abattu plusieurs cibles aériennes.

«Notre système de la défense antiaérienne a repoussé une attaque de plusieurs cibles ennemis près de Kiswa, dans le sud du pays, en les abattant», a indiqué l’agence citant une source militaire syrienne.

Un porte-parole de l’armée d’occupation israélienne a quant à lui démenti le fait qu’un avion ait été abattu.

«Les informations selon lesquelles un avion israélien ou d’autres cibles aériennes israéliennes auraient été endommagés, ne correspondent pas à la réalité», a indiqué le porte-parole.

Les militaires israéliens ne confirment pas non plus leur implication présumée dans la frappe aérienne menée jeudi dans le sud de la Syrie.

La Russie a livré des S-300 à la Syrie début octobre, suite à la destruction d’un avion de reconnaissance russe Iliouchine Il-20 près de la Syrie le 17 septembre dernier. L’avion russe a été abattu par erreur par un système antiaérien S-200 syrien alors qu’il ciblait quatre chasseurs F-16 israéliens pendant leur raid dans le gouvernorat syrien de Lattaquié. Les 15 militaires russes qui se trouvaient à bord de l’avion ont été tués.

Moscou a imputé la responsabilité des morts russes à Israël qui porte des frappes aériennes en Syrie. Selon la Défense russe, Israël a informé Moscou qu’il allait mener un raid seulement une minute avant son début et n’a pas précisé le lieu de sa frappe.

L’ex-ministre d’extrême droite israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, avait de son côté affirmé qu’Israël ne pouvait pas abandonner ses opérations en Syrie, malgré la livraison de systèmes de missiles antiaériens russes S-300.

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